Je ne me penche que rarement sur les sorties de matériels audio. Elles sont si fréquentes que de nombreux sites spécialisés, certains très Geek, en font leur pain quotidien, avec descriptifs, photos, parfois écoutes… Je vous y renvoie. Mais deux produits me semblent sortir un peu du lot et me donnent l’occasion de m’exprimer sur quelques aspects annexes: la 3D en audio, la dématérialisation de la musique, l’amplification numérique, le courant secteur, l’optimisation d’un système audio.
Un ampli intégré éligible dans la sélection AA ?
Un amplificateur stéréo bien conçu et de prix modique a retenu mon attention, déjà sur le papier. C’est le BC Acoustique EX-222 (version musclée du EX-202).
Ses principales caractéristiques sont:
Puissance 2 x 70 Watts sous 8 Ohms (2 x 120 Watts / 4 Ohms) en classe A-B
Deux alimentations avec deux transformateurs toriques de 200VA chacun
4 transistors de sortie Toshiba surdimensionnés (80W)
Capable de driver des enceintes 8, 4 et 2 Ohms
4 entrées RCA, 2 sorties pré-out, télécommande… le tout pour 350€
(compatible Bluetooth, mais à mes yeux – pardon à mes oreilles – cela a fort peu d’intérêt)
Photos de l’intérieur : http://www.hdfever.fr/2013/09/20/bc-acoustique-ex-222/
Récompenses: Choc Classica hi-fi oct. 2013
Site du fabricant: http://www.bc-acoustique.com/
Dans ma chaine hi-fi audiophile éco 2013 (cf Coin audiophile) je verrais bien cet ampli EX-222 BC Acoustique pour la 3D phonie, au moins pour l’amplification des deux voies verticales. Vu son prix modique on peut commencer à l’utiliser en stéréo conventionnelle au départ, pour alimenter deux voies frontales. Si par la suite, plus fortuné et plus exigeant, on veut passer à la 3D phonie, après l’acquisition d’un second ampli du même modèle, ou un plus subtil, plus charpenté (comme le Marantz PM-15S2) pour les voies principales frontales, on pourra le dédier aisément aux voies verticales décalées. Il suffit dans les deux cas de l’euphoniser un peu, ce qui est assez simple sans toucher à ses circuits.
Lire « Chaîne Hi-Fi Audiophile 2013 à quel prix? »
/04actu/04musik/chaine-hifi-audiophile2013.htm
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La 3D phonie, c’est quoi?
Holophonie, Ambisonie, Ambiophonie sont les termes habituels pour qualifier ce type de reproduction sonore en relief tridimensionnel, mais je leur préfère le terme de « 3D phonie », car le principe en est différent, sans DSP sans VST sans MAO sans plug-in sans effet artificiel de réverbération, réalisé à partir de deux canaux stéréo non trafiqués.
La 3D phonie est une recréation dans l’espace d’objets sonores se comportant presque comme des sphères pulsantes à l’instar des vraies sources sonores que sont les voix et les instruments de musique entendus en direct.
Un haut-parleur qui travaillerait en « sphère pulsante » peut être représenté par une membrane sphérique dont le rayon varie comme le signal audio. Un tel haut-parleur n’a jamais pu être produit et le seul constructeur à s’en être approché, sur l’axe horizontal, est Peter Walker en 1981 avec ses enceintes électrostatiques Quad ESL63, grâce à des lignes de retard concentriques.
La 3D phonie se construit à partir d’une simple stéréo équipée de voies frontales D et G travaillant avec des haut-parleurs large bande montés en dipôle acoustique (HP électrostatiques ou dynamiques montés sur baffles plans), stéréo classique donc, à laquelle on adjoint, décalée en arrière, un second ampli « esclave » alimentant deux voies D et G émettant verticalement.
Cette configuration permet de réaliser un couplage acoustique particulier. C’est un phénomène acoustique pourtant très ancien, connu sous le nom d’effet de chœur, appliqué ici à la hi-fi stéréo. On obtient un flux sonore par devant (flux direct), un par derrière, un par le haut et un par le bas du fait de la réflexion au sol.
Les informations directes émises par le flux frontal ne représentent alors que 1/4 du message, les 3/4 étant des informations indirectes réfléchies, se rapprochant en cela d’un vrai concert. Les flux frontaux directs sont eux aussi l’objet de réflexions des murs, du plafond et du sol . Tous les flux indirects s’enrichissent mutuellement.
Une fois les niveaux verticaux et frontaux et les phases bien réglés, la scène stéréo se matérialise alors en 3D avec une crédibilité qui trompe le cerveau et donne l’illusion confondante de la présence physique des musiciens pour les petits ensembles, ou d’être assis dans la salle de concert symphonique. La chaine hi-fi disparait totalement, elle s’oublie au profit de la seule musique. On ne se pose plus la moindre question.
Le système met en jeu à la fois des principes physiques et des phénomènes psycho-acoustiques. Les yeux se mettent naturellement à chercher dans l’espace ce que leurs oreilles y perçoivent. Le cerveau fait alors le complément, on croit « voir » les musiciens. L’acceptation mentale est totale, on est bluffé.
La source stéréo peut être analogique (vinyle + TD) ou numérique(CD + lecteur CD) ou dématérialisée (fichier 16/44,1 à 24/192 + PC, NAS), ou encore mieux, mise en mode dématérialisé vrai (SARD++).
Pour en savoir plus sur la 3D phonie: /04actu/04musik/holophonie_audiophile.htm
/04actu/04musik/effet-de%20choeur.txt
Le « Next set effect »: sur le blog du 11/09/2007
Exemples d’effets de chœur avec des instruments de musique:
http://en.wikipedia.org/wiki/Chorus_effect
La sphère pulsante: http://rainet.enic.fr/unit/acoustique/s6/p01_acoustique_s6.htm
Le son en 3D à partir de 3 haut-parleurs: Ambisonie
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Un convertisseur N/A externe presque éligible dans la sélection AA?
Je vais déroger à ma régle du prix raisonnable maximum à mettre dans un DAC externe. (voir mon billet de juin dernier http://api.guide.free.fr/?p=2171 )
En effet le convertisseur N/A TEAC UD-501 coûte près de 900€, soit plus du double du prix limite raisonnable fixé par ma fourchette haute (mais on peut le trouver à 725€ en cherchant un peu!). Si je fais cette grosse dérogation c’est parce que cet appareil fort intelligemment conçu tient la route et que pour une fois sa conception, sa fabrication et son contenu justifient son prix, à mes yeux.
Deux convertisseurs Burr Brown PCM1795, liaison USB asynchrone, puce antijitter, deux alimentations séparées pour les parties analogiques et numériques, sorties symétriques XLR (pour ceux qui possèdent de telles entrées sur leur préampli), décodages PCM mais aussi des flux DSD, rééchantillonnages jusqu’à 192 kHz et +, sortie casque, compatible ASIO… rien ne lui manque, pas même un bon rendu sonore et une belle scène sonore, aérée et profonde… d’après les écoutes relatées ici ou là.
Il autorise le suréchantillonnage 176.4 et offre en outre 3 choix avec 2 filtres de pentes différentes en PCM : Slow Roll-off, Sharp Roll-off, OFF. Bref il est utilisable pour une lecture en SARD++, mon mode de prédilection « maison ».
Dommage qu’il ne puisse plus bénéficier des défunts condensateurs Black gate série FK aux endroits stratégique. Mais ne nous lamentons pas sur les composants audiophiles du passé, c’est une époque révolue en hi-fi.
http://www.teac.fr/index.php/27-Serie-501/UD-501-DAC-avec-entree-USB/flypage.tpl.html
Récompenses: Diapason d’or oct. 2013
NB. Quelques mois après l’écriture de ce billet, j’ai acheté le convertisseur N/A externe TEAC UD-501 et mis en ligne le compte-rendu de son écoute en parallèle avec mon système de référence: Match E-MU 0202 usb bidouillé euphonisée AA vs DAC TEAC UD-501 laissé brut en son état d’origine… un feuilleton à épisodes!
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Carte-son et DAC externes, ils ont leur(s) talon(s) d’Achille
Driver, câble USB, courant secteur, environnement CEM… Quel que soit le prix du DAC dès lors qu’il est branché en USB asynchrone avec le PC, il est reconnu comme carte-son par celui-ci. Une parfaite reconnaissance par le PC relève d’abord de la qualité du driver (pilote) fourni par le constructeur du DAC. Mieux vaut dans ce cas un constructeur sérieux avec une certaine surface, capable de développer un bon pilote. La qualité sonore dépend ensuite de la conception du DAC et de ses composants, bien sûr… mais pas seulement. Le câble USB et ce qui se passe dans l’environnement proche de ce câble peuvent influencer énormément le rendu sonore.
Il faut avoir entendu les effets du Kill Jitter USB (une de mes bidouilles) pour comprendre à quel point tout DAC est influençable. Le phénomène d’effet de câble USB avait déjà été constaté dans un tout autre contexte celui de l’extraction audio et non de la lecture par un DAC externe. Il s’agissait du rippeur/graveur Phi² Stradivarius, lors de son euphonisation, et la chose avait été résolue. Voir les fichiers 124-phi2strad.htm et 128-ame-musique.htm. Oui, le câble USB est loin d’être neutre dans la mesure où il constitue aussi un capteur des champs électromagnétiques locaux, tant aériens que filaires via la masse des appareils, le neutre du courant secteur et la terre. Ni son blindage, même triple ou quadruple, même en argent ou en or, ni les puces antijitter ne suffisent à le protéger. Il faut donc composer avec en essayant divers câbles USB au petit bonheur (ça revient vite très cher sans aucune garantie de succès), ou bien lui adapter les contre-mesures adéquates via le Kill Jitter USB et la triangulation des Amphetaminor (et voir lexique).
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Ce air divin est extrait du CD « O Nobilissima Viriditas », chants religieux d’Hildegard von Bingen (1098 – 1179), la voix est celle de Catherine Schroeder, enregistrée à la collégiale St Martin de Champeaux en 1995 par l’excellent ingénieur du son Igor Kirkwood. CD Champeaux CSM 0006 (distr. disques Concord) non réédité mais que l’on peut trouver d’occasion.
Le tronçonnage numérique ? oui, mais pas partout
1°) Pas en amplification
Je reste toujours en 2013 très réservé vis à vis des amplis numériques classe D, classe T, PWM, icepower et autres amplis découpeurs de son en fines rondelles de saucisson. Un bon ampli classe A ou AB, surtout avec des transistors MosFet, sonne bien mieux aujourd’hui pour un usage domestique que l’équivalent numérique. Cela pourrait évoluer, mais le contexte électromagnétique ambiant, toujours plus chargé en électrosmog divers, avec un courant secteur et une terre de plus en plus pollués, me laisse penser que les conditions d’une bonne utilisation des chaines hi-fi ne peuvent qu’empirer et non l’inverse. Et les amplis numériques sont par définition plus sensibles à toute perturbation temporelle due aux CEM baladeurs.
Les amplis numériques ont par contre monopolisé le home-cinéma en multicanal. Ce sont les seuls qui puissent incorporer dans un seul boitier de taille raisonnable cinq, sept voire neuf amplis de 100W ou 150W chacun. Mais si on n’utilise que 2 des 9 canaux pour faire de la toute bête écoute en simple stéréo, on se rend vite compte des limites musicales de l’appareil. En home-cinéma l’objectif n’est pas le subtil mais le spectaculaire. Le contrat est donc parfaitement rempli par les amplis numériques.
En sonorisation professionnelle là aussi l’amplification numérique a fait sa place, et reste pratiquement seule en piste pour les grosses puissances. Un ampli Lab.gruppen PLM 20000Q offre quatre canaux de sortie discrets, chacun évalué à plus de 5000 W en 2.2 à 3.3 ohms (4400 W sous 4 ohms) et ne pèse que 17kg. L’amplification domestique répond à d’autres critères.
2°) Pas en alimentation
Les alimentations secteur à découpage ne sont pas exactement numériques, elles sont commutées, ce qui est assez comparable au tronçonnage de l’audio digital. Elles peuvent être excellentes même en audio, mais dans ce cas elles sont très coûteuses, bien plus qu’une alimentation linéaire équivalente. Comme le but du jeu est de faire primo plus petit et deuzio des économies, les alimentations à découpage sont peu filtrées et génèrent pour la plupart un important bruit (signal rectangulaire, riche en harmoniques, à la fréquence de découpage) qui bave en amont (se réinjectant sur le courant secteur) comme en aval (sur l’appareil alimenté). Pour les ordinateurs, elles sont parfaites, et bien suffisantes pour la qualité audio et vidéo requises. Leurs seuls avantages en hi-fi audio sont leur taille réduite à cause de leur haut rendement et le fait que quand elles sont séparées on peut les éloigner des appareils alimentés.
Sauf à y mettre le prix ou à bidouiller soi-même une alimentation à découpage, mieux vaut une bonne alimentation linéaire régulée, surdimensionnée et… dotée d’une couronne de condensateurs Vishay low ESR en câblage Scorpion avec une terre magnétique locale. L’oreille de tout mélomane fait très vite la différence.
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Dématérialisation et durabilité
Ne croyez pas que la musique dématérialisée soit davantage pérenne sans support physique. En fait le support physique du CD est remplacé par le disque dur, et c’est au contraire bien plus risqué. La durée de vie d’un disque dur est de 5 à 7 ans en moyenne, et beaucoup moins pour des disques durs externes trimbalés partout. Et que dire des ordinateurs, si vite obsolètes. Rien n’est éternel et surtout pas l’informatique.
Le CD audio du commerce n’est pas éternel non plus en tant que support de musique. Il est fragile et se dégrade assez vite s’il est trop manipulé sans précautions ou s’il est rangé mal protégé. Stocké dans son boitier, à l’abri de la lumière, on peut lui espérer 50 ans de vie. A noter qu’un disque noir vinyle microsillon reste lisible bien que pressé il y a 70 ans si son sillon n’a pas été trop raboté par de nombreuses lectures.
Personnellement ma CDthèque dématérialisée fait l’objet d’un triple stockage sur 3 disques durs différents, un interne (lors du rippage) et 2 externes, en sus des CD rangés dans leur boite sur mes étagères. Mon conseil est clair, doublez, voire triplez les sauvegardes de vos musiques dématérialisées! Ne vous dépossédez pas de vos CDs audio!
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La phase et votre chaine hi-fi
Ce terme technique, la phase, intervient à tous les stades d’une chaine hi-fi stéréo tant au niveau de la conversion numérique/analogique qu’au niveau de l’amplification. le sujet est complexe. Pourtant il y au moins deux endroits où le mélomane lambda peut et doit agir et pas se louper question phase: le sens des prises de courant, le sens de branchement des câbles haut-parleurs.
1°) Les haut-parleurs: Le conseil le plus connu est celui qui vise la bonne mise en phase des enceintes acoustiques. Les câbles qui connectent vos sorties d’ampli à vos enceintes sont en principe repérés par une couleur différente pour le plus et pour le moins. Respectez les couleurs et surtout branchez de la même manière les voies droites et gauche. Une inversion de phase provoquerait un trou central dans l’image stéréophonique, son instabilité et un manque évident de niveau dans le registre grave et bas médium. Si c’est le cas, il suffit d’inverser les fils sur une seule enceinte.
2°) La prise de courant secteur: Que la fiche du câble secteur de votre chaine hifi soit à deux bornes mâles ou à deux bornes mâles plus une borne femelle terre, votre système hi-fi a toujours une relation avec la terre via le transformateur local EDF qui alimente votre quartier d’habitation. En effet, pour la sécurité des personnes, le neutre y est référencé à la terre. Votre disjoncteur différentiel se déclenche en cas de problème grave de fuite de courant et vous sauve la vie. Mais toute électronique audio a des courants de fuite, certes parfois très faibles, mais que pour une écoute de qualité il vaut mieux réduire au minimum et dériver vers la terre, qui constitue une immense poubelle à tous ces courants indésirables. Et cela s’entend selon le sens de branchement de la fiche secteur.
En principe une prise murale 2P+T devrait être montée ainsi:
On devrait donc savoir chaque fois où se situe la phase. En pratique, et surtout pour les prises murales sans borne terre, le câblage est aléatoire entre phase et neutre, souvent inversé, pas même identique sur toutes vos prises murales. Un petit tournevis testeur à ampoule néon est alors bien pratique pour trouver où est la phase, son ampoule au néon s’allume alors.
Attention! s’il ne s’allume pas enfoncé dans l’un ou l’autre trou de la prise, le tournevis testeur est peut-être défectueux et cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de courant dans la prise. Quand il y a doute et que vos compétences en électricité sont insuffisantes faites appel à un électricien professionnel.
Faire le bon choix musical
A l’oreille on a parfois du mal à faire le bon choix du sens des prises de courant, surtout avec de nombreux appareils hi-fi branchés. On peut s’aider de deux appareils, soit en utilisant un petit multimètre, soit en se procurant un détecteur « Elfix detector« . Comme un multimètre est toujours utile et pas cher (autour de 10€), je décris ci-dessous la procédure. Je reconnais, pour en posséder un, que c’est plus simple et plus sécurisé avec un Elfix detector qui travaille à distance, sans contact.
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Attention! Courant 230V, DANGER!
L’utilisation de tournevis testeurs est considérée comme dangereuse et est maintenant interdite du moins en usage professionnel. Lire auparavant http://fr.wikipedia.org/wiki/Tournevis_testeur
Le courant secteur en France, 230V 50Hz, est dissymétrique (pour le monophasé: une phase, un neutre, plus la terre). Cela a un effet sur les appareils selon qu’ils sont branchés ou non en phase avec le secteur, c’est-à-dire dans le bon sens prévu par le constructeur pour le primaire du transfo d’alimentation. C’est moins sensible sur des alimentations à découpage.
Munissez-vous d’un petit tournevis testeur et d’un voltmètre prévu pour mesurer aussi le courant alternatif (un petit multimètre n’est pas cher et est toujours utile). Débranchez les cordons de modulation de l’appareil à tester. Placez le voltmètre sur 150V ou 200V alternatif et connectez-le d’un côté à la terre (utilisez pour cela la borne mâle saillante de la même prise murale en principe inutilisée ou d’une terre sur autre prise secteur). et de l’autre côté au châssis métallique de l’appareil hi-fi à tester.
Avec le tournevis testeur dans la prise secteur qui va être utilisée pour votre chaine hifi vérifiez où se trouve la phase. Le néon du tournevis s’allume. Marquez discrètement le trou.
Branchez alors l’appareil à tester (lecteur CD, préampli ou ampli) dans la prise. Allumez l’appareil et notez le voltage affiché sur le voltmètre. Retournez la fiche secteur de l’appareil dans l’autre sens. Notez à nouveau le voltage mesuré. Le bon sens de la fiche est celui du plus faible voltage. Marquez alors discrètement la fiche secteur de l’appareil pour repérer la borne mâle qui correspond à la phase marquée auparavant sur la prise secteur murale.
Si vous changez votre chaine hifi de place, la fiche désormais repérée vous dira comment la placer sur n’importe quelle prise, il suffira d’en vérifier où se trouve la phase avec le tournevis testeur.
Un bon sens des fiches de courant secteur, d’abord du lecteur CD, ensuite du préampli (s’il est séparé) et du ou des amplis de puissance, se traduira par des aigus plus définis et moins stridents, par un grave plus cerné et plus compact, par une image plus précise en stéréo de la scène sonore et par une meilleure dynamique.
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S’attacher en priorité à ce qui compte vraiment
Optimiser l’acoustique de son salon et le placement des enceintes améliore bien plus le résultat sonore que de remplacer un des éléments de la chaine par un beaucoup plus onéreux. Une optimisation globale de tous les éléments et qui inclue l’environnement électromagnétique aérien et filaire, le courant secteur et la terre devient, dans mon jargon, une euphonisation (voir Glossaire hi-fi).
Euphoniser de A à Z une chaine hi-fi même de prix modeste apporte plus de plaisir musical qu’une chaine dix fois plus chère laissée sans euphonisation. Ceci pour une écoute domestique de musique classique, de jazz, de world à niveau sonore raisonnable. Je ne parle pas ici de sono façon discothèque à domicile.
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Oublier la chaine hi-fi, oublier les enceintes
Dans une chaine hi-fi la notion de transparence est rarement évoquée. Elle est pourtant primordiale car c’est elle qui enlève successivement tous les voiles qui s’interposent entre vous et la musique. Chaque étape réussie d’une euphonisation enlève un voile. (cf Le guide de l’euphonie - « Bavardage sur la musique et la Hi-Fi », à lire sur Le coin audiophile). Le nombre de voiles varie depuis l’opacité la plus cotonneuse au tulle arachnéen le plus fin. On s’habitue hélas à l’opacité et on ne se rend compte de la chose qu’à l’instant même où on ôte un voile. Le nombre de voiles sur une chaine hi-fi est quasi infini, sachant que le seul son entendu sans voile est celui du concert ou du récital en direct, sans sono, auquel vous assistez en personne à une excellente place.
Deux choses à retenir!
- Plus une chaine est transparente et plus on l’oublie vite pour entrer dans la musique. Plus une chaine est transparente et plus elle vous transporte ailleurs instantanément.
- Les appareils d’une chaine hi-fi n’en sont jamais le maillon le plus faible. Le maillon vraiment faible est d’abord ce qu’il y a tout autour, de visible et d’invisible!*
Les corollaires:
1°) – il y a toujours un voile à enlever entre la musique et vous, l’ultime voile étant la chaine hi-fi elle-même pour passer au vrai son en direct, au concert. La seule chaine hi-fi transparente à 100% serait celle qui n’existe pas.
2°) – chaque voile enlevé permet d’enlever plus facilement les voiles suivants puisque la transparence devient meilleure chaque fois.
3°) – le bonus musical de chaque nouveau voile enlevé apporte un gain en plaisir d’écoute supérieur au précédent. C’est chaque fois plus gratifiant puisque l’oreille s’affine aussi, sollicitée davantage par des subtilités qu’elle ignorait avant.**
(*) Voir le dossier PNI (**) Voir dossier 138-R&D.htm (Recherche et développement ou en abrégé R&D)
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