Quand tout est fait, il reste encore…
Une fois que la chaine hi-fi est parfaitement euphonisée ainsi que son contexte local aérien et électromagnétique, c’est terminé. L’optimum de transparence sonore est atteint. S’il y avait quelque chose à gagner, c’était peut-être en amont de la chaine, au niveau du phonogramme lui-même, le fichier source audio. La NRT (New Ripping technology) a résolu ce que je pensais être l’ultime bonus musical possible.
En fait j’avais omis un facteur essentiel, non plus en amont comme le fichier source, mais en aval… mon cerveau! Ce cerveau humain qui transforme les sons en musique. Je ne pensais pas qu’il y avait quoi que ce soit à glaner de ce côté, n’étant pas adepte de la fumette ni d’autres substances stupéfiantes et hallucinogènes (ma seule drogue, c’est la musique!). Le hasard est venu m’aider une fois de plus… en m’envoyant une bonne fée, la fée Psycho, qui me murmure souvent à l’oreille! (ma fée « Psycho » n’a rien à voir avec la fée Clochette. Elle serait plus proche de la Psyché de la mythologie grecque, l’allégorie de l’âme, le souffle de vie, et pour moi, l’inspiration…)
La Psycho-acoustique à la rescousse
La psychoacoustique est l’étude des sensations auditives de l’homme. Elle se situe à la frontière entre l’acoustique, la physiologie de l’oreille et la neuropsychologie. Un appareil qui agirait sur ces trois paramètres à la fois pourrait donc être baptisé « Psychoacoustiseur ». C’est exactement le cas du Micro Minorg Magnétique (ou MMM pour faire court)
Une autre écoute!
Le gain musical consiste en une sorte de resynchronisation mentale. C’est d’après moi sur la perception binaurale que cela se joue. Un peu comme le fait le Syntoniseur distant (voir les dossiers 126, 127, 129 et 134). Le perçu sonore, ainsi recalé en synchro temporelle, fait disparaitre une irisation du son, un petit halo superflu autour des objets sonores, voix ou instruments. Les objets sont plus nets, plus lisses, mieux cernés, inscrits de façon plus pure, plus nette, se démarquant mieux sur un fond plus noir, mieux ancrés dans une scène sonore plus vraie, tangible, crédible à l’évidence, et aussi apaisée, sereine. Le phénomène psychoacoustique est complexe et pourrait bien consister en une capacité accrue du cerveau à isoler le son utile au sein du bruit de fond, les instruments au sein de l’orchestre, les voix au sein des chœurs. Au delà de l’effet de masque bien connu en psychoacoustique, c’est un effet complémentaire qui apparait avec le MMM, non plus masquant, mais révélant!
Petite pause musicale
Lien vers le concert en totalité – cliquez ici
Le seuil de perception s’affine, donnant le sentiment d’un gain du rapport signal sur bruit qui se ferait par le bas, le seuil de discrimination s’abaisse de 12 dB subjectifs et on différencie mieux les musiciens, les chanteurs, plus d’air circule entre les pupitres, l’étagement en profondeur se perçoit mieux, ainsi que l’acoustique du lieu.
Plus de sérénité, oui, mais explosive!
Cela semble paradoxal et pourtant c’est bien cela. Les sons éclatent littéralement de vie comme s’ils étaient émis dans la pièce, ou plutôt dans le lieu de l’enregistrement qui s’est ouvert dans la pièce.
La notion de peps, de pêche, d’allant surprend à chaque instant. C’est la musique qui se créée devant vous, sur l’instant, avec cette immédiateté du son vrai qui emporte l’adhésion du cerveau.
Petit, pas cher, discret!
Le MMM est minuscule (haut de quelques cm), peu onéreux (moins de 30€ de composants), facile à fabriquer, facile à placer et à enlever (WAF compatible), hors la vue pendant un concert, et il devrait marcher pratiquement dans tous les contextes, en lecture dématérialisée ou en lecture CD, depuis le disque dur ou en SARD++… c’est un caméléon qui s’adapte aux circonstances. Sobre, il ne se branche à rien, n’a pas de piles, ne consomme rien et devrait être quasi éternel. Le MMM marche dans mon salon et aussi avec les mini enceintes de mon PC de bureau, et même avec les oreillettes intra-auriculaires ou avec le casque!
Une utilisation simplissime
On pose le MMM à l’endroit idéal (très vite déterminé), on l’oriente comme il faut, on s’assied dans son fauteuil au meilleur point d’écoute et… on savoure une musique comme jamais on n’avait osé l’espérer sur une chaine hi-fi, quel qu’en soit le prix. Magie du Psychoacoustiseur MMM !
Le fichier 135 (voir espace de téléchargement) comporte des explications, des schémas, des mesures, des chiffres, des liens vers des sources très sérieuses du plus haut niveau… ceci pour les esprits scientifiques. Pour les mélomanes bricoleurs simplement pragmatiques il y a la liste des ingrédients à réunir, des photos explicites, le howto et cela suffira largement à leur bonheur. Pas une seule soudure à faire, aucun composant électronique, aucun branchement électrique, rien à visser ou clouer… on assemble et c’est tout.
Pour la petite histoire, j’y raconte aussi comment j’ai découvert l’effet du MMM, tout-à-fait incidemment… et c’est en outre une anecdote qui montre tout l’intérêt du savoir-écouter!
NB. Vous trouverez un Super Bonus à la fin du dossier 135 : Une expérience de surréalité musicale augmentée grâce à la psychoacoustique et au MMM. (Quand la mise en disponibilité des neurones affectés à la vision permet de les réaffecter en partie à l’audition, aidé en cela par le MMM, on plonge alors dans une autre dimension de la musique… jamais la hi-fi « autrement » n’aura autant justifié ce qualificatif! Décoiffant !) Pour en savoir plus: transcranial magnetic stimulation (TMS) - transcranial direct current stimulation (tDCS)
Avant, Pendant, Après
Les trois grandes périodes qui conditionnent l’écoute à domicile de musique sur une chaine hi-fi sont désormais bouclées:
Avant : c’est le phonogramme, le fichier source audio, son extraction (NRT) et son traitement (SARD).
Pendant : c’est la reproduction du fichier source par la chaine hi-fi, c’est la chaine hi-fi prise dans son sens habituel.
Après : c’est ce qu’en fait notre cerveau, pour transformer des ondes de pressions aériennes en musique.
Oui, après quelques décennies de recherches perso, je crois bien que la boucle est enfin bouclée.
Dans un futur lointain peut-être saura-t-on stimuler directement les zones auditives du cerveau, et à ce moment-là la chaine hi-fi disparaitra. En attendant profitons de la musique avec les outils du XXIè siècle qui n’auront jamais aussi bien sonné.
Site à visiter : Puisque que vous êtes résolument ancré dans votre époque, découvrez donc la musique savante de notre temps avec le Portail de la musique contemporaine en France - French Gateway to Contemporary Music Resources. Un moteur de recherche sur la création musicale depuis 1945 : livres, partitions, enregistrements sonores, vidéos, agenda…
Pour la musique en général
Toutes les bidouilles de AA servent la musique, toute la musique, et pas seulement la musique dite classique car la musique « classique », ça n’existe pas comme le dit si bien, avec humour… et un brin d’irritation, l’immense violoniste Ivry Gitlis:
Dans cette interview Ivry Gitlis parle aussi du silence sans lequel la musique n’existerait pas. C’est un fait qu’on pourrait dire que les bidouilles de AA servent la musique mais tout autant qu’elles servent le silence, pour le magnifier, le rendre sensible, tangible, afin que la musique s’y inscrive de manière encore plus émouvante, vivante…
Ce cher silence!
Le silence sert d’écrin à la musique. La toute première condition pour avoir une bonne hi-fi n’est parfois pas facile à obtenir, surtout en ville. Le bruit ambiant le plus bas possible est souvent un luxe. Moi, j’ai la chance d’être bien en dessous de 30 dB de bruit ambiant dans mon salon, et vous ? Quel niveau de bruit avez-vous? 30 à 33 dB c’est, d’après moi, un maximum pour prétendre à des conditions d’écoute de qualité audiophile. Pour mesurer le bruit ambiant dans votre living-room ou votre salon de musique, utilisez l’appli gratuite Sound meter pour votre tél. mobile Androïd ou l’appli Sonomètre pour votre iPhone.
Mais attention, c’est ensuite à votre chaine hi-fi de faire en sorte que ce silence acquiert ses propriétés musicales. En hi-fi il est en effet des silences morts, plats, ternes, souvent attribués à tort au numérique, et il est des silences vivants, noirs et profonds mais habités et qui accueillent merveilleusement la musique. C’est en grande partie une question d’euphonisation.