La question mérite d’être posée au moment où la musique dématérialisée se généralise et alors que commencent (enfin) à poindre des offres de téléchargement de musique en qualité CD. Plus légers donc plus rapides à télécharger, prenant moins de place sur le disque dur, on pourrait être tenté par les formats lossless (flac, wma, ogg) proposés au même prix que la qualité CD 16bits/44,1kHz.
Le format audio dit ‘sans perte’ l’est-il vraiment?
Le FLAC lossless d’un morceau d’origine en wav 16bits 44,1KHz sonne-t-il comme l’original? Tout le monde dit Oui. Voire! Les codecs de compression audio ‘sans perte’ ne dégradent pas le son, en théorie. Hélas le seul fait qu’à la lecture d’un fichier flac (ou wma) il faille ajouter une couche logicielle qui le réencode à la volée dans son format entier suffit à en diminuer la transparence et aussi la musicalité, la vie.
Pour moi, une flamme s’éteint ou se met en veilleuse quand j’écoute en flac. Bien sûr c’est l’avis personnel d’un mélomane tatillon qui n’écoute peut-être pas comme vous. Il faut être sensible à cette flamme, à l’âme de la musique. Il est vrai aussi que tous les genres musicaux n’ont pas nécessairement au départ une telle flamme, qu’il conviendrait donc de préserver. Mais bon, à ceux-là, dont l’âme est parfois toute petite, le mp3 compressé à 320 kbps suffit amplement pour une écoute distractive en fond sonore.
Faites-vous votre propre opinion avec le téléchargement gratuit des Concertos Brandebourgeois de J-S Bach proposé par la New Czech Radio (et sur instruments d’époque!) au format FLAC.
Dans le dossier « Tests audio wav sard » sur le AAClub audiophile, vous trouverez un sous-dossier « Flac-vs-wav-sard » où j’ai mis deux pistes en flac (la piste 3 et la 10) et la même dupliquée et réencodée en wav traité sard. J’y ai aussi mis deux fichiers issus du même rip en mode NRT d’une piste d’un de mes CD (l’album, comme toute perle rare, figure dans ma compilation CD et SACD), l’un remis en flac l’autre laissé en l’état, tous deux traités SARD à l’origine.
Puisque le flac est sans perte, on ne devrait donc pas faire la moindre différence en écoutant les deux airs à la suite, flac et wav, montés dans la liste de lecture de AIMP3, et lus en SARD++ (tout en Ramdisk) ou même simplement depuis le disque dur.
Courte pause musicale
Hors des sentiers battus
Bigre, qu’il y a des comparaisons dérangeantes, qui vont à contre-courant de tout ce qui est communément admis dans le monde de l’audio numérique.
Encore une élucubration de AA, diront certains. Ce n’est pas grave, j’en ai l’habitude et je suis blindé aux sarcasmes.
Bref, ceci pour rappeler que quand on télécharge de la musique en « qualité CD » sur Qobuz (ou sur un autre site légal et sérieux), mieux vaut choisir au même prix directement la qualité CD 16/44,1 plutôt que le Flac ou le WMA même lossless… les disques durs ont aujourd’hui une capacité qui permet de ne pas lésiner sur les octets.
Ce n’est pas pour autant qu’il faille gaspiller des octets avec du 24/96 ou du 24/192, très gourmands en place et sans vrai intérêt musical, si tant est que ce soit bien une copie directe du vrai fichier master d’origine et un master d’avant toute compression de dynamique, chose rare, pour ne pas dire plus.
Ah j’oubliais, pour votre comparaison, faites donc une écoute décantée, un peu décalée dans le temps et durable, murie, celle que je décris dans mon fichier 130-studiomasters-vs-sard.htm (à télécharger si ce n’est déjà fait).
Rien ne peut remplacer vos oreilles à vous dès lors qu’il s’agit de musique, pas même l’avis de AA.