On s’y perd
Musique dématérialisée, convertisseurs N/A externes (DAC), NAS, téléchargement désormais possible en qualité CD vraie ou en très haute définition ‘Master’, le mélomane peut s’interroger en cette fin d’année 2012 devant la multiplicité des choix qui s’offrent à lui.
La perfection n’est plus aussi parfaite
La qualité du CD audio a longtemps été affirmée comme la perfection, jusqu’au jour où le SACD est venu lui ravir son titre. Le gain musical du SACD était si peu évident que le format est resté un échec commercial. Pour la musique téléchargée (légalement) le mp3 compressé avec pertes (bien trop de pertes!) semble sur le déclin et commencent enfin à poindre, par exemple chez Qobuz, des offres de téléchargement en 16 bits 44,1 khz stéréo (la qualité du CD audio) et même des offres dans une qualité ‘Studio Masters’ supérieure, celle d’avant la gravure du CD.
Plus cher, est-ce vraiment mieux?
Bien sûr cette qualité supérieure se paye plus chère que la qualité CD, laquelle est déjà plus chère que le mp3 en téléchargement. Le mélomane peut se poser la question: est-ce que la ‘haute définition en audio’ vaut la différence de prix avec la ‘simple qualité CD’, est-ce que je vais entendre une différence significative qui va accroitre réellement mon plaisir d’écoute? Ou bien est-ce encore un argument commercial comme le fut en son temps le SACD?
Et ma CDthèque?
Si la qualité « Studio Masters » (pour reprendre le terme utilisé par Qobuz), est nettement plus musicale, alors faudra-t-il que je rachète/télécharge toute ma CDthèque lentement accumulée depuis 25 ou 30 ans? C’est probablement impensable financièrement. Du coup, mes bons vieux CDs dont certains sont épuisés sont-ils condamnés à rester avec leur son « qualité CD » sans le moindre espoir de retrouver leur vraie qualité « Master » d’origine?
Studio Masters vs SARD
Pour répondre à ces questions j’ai rédigé un dossier qui compare musicalement, avec morceaux à l’appui, les mérites supposés ou réels des différents formats dits « très haute définition ». Chacun pourra donc se faire une idée sur sa propre chaine hi-fi.
Pour que les heureux possesseurs d’une CDthèque conséquente gardent l’espoir, j’ai fait cette comparaison de la très haute définition téléchargée, avec le format SARD++ qu’on peut retirer gratis de ses propres CDs.
La conclusion pour moi est évidente. Elle le sera peut-être aussi pour vous.
Dans l’espace de téléchargement, téléchargez le dossier 130-studiomasters-vs-sard.zip lequel est couplé avec deux dossiers spécialement dédiés à cet effet sur le AAClub où on trouvera les comparaisons en format wav-sard toutes prêtes à la lecture (en tout 12 morceaux en wav sard à comparer avec leur version « master » hi-resolution).
Et surtout, ne vous séparez d’aucun de vos vieux CDs ! Ils peuvent renaître musicalement.
Merci de nous faire partager votre découverte de Ashampoo comme rippeur. Effectivement, la qualité est équivalente ou un peu meilleure à Ripstation pour les bons disques, et certains autres CD dont le rip était dépourvu d’intérêt sont maintenant agréables à écouter. En outre le progrès de productivité par rapport à Ripstation est énorme, et j’ai entrepris de ripper l’ensemble de mes CD, ce que je n’avais pas eu le courage de faire.
J’ai eu un nombre réduit de disques non acceptés, dont un Erato. On est bloqué en attente du message « le CD est ok ». J’ai constaté qu’il suffisait alors d’appuyer sur la touche d’éjection du lecteur. Le disque ne sort pas, mais le logiciel envoie le message CD OK et le rip peut commencer. Autrement dit, le logiciel attend un signal du lecteur qui ne vient pas avec certains disques.
Ceci avec Ashampoo 12 et un lecteur blu-ray Samsung. J’espère que c’est reproductible sur le lecteur Stradivarius.
Avec le ripeur Phi² audiophile Stradivarius, une fois celui-ci correctement euphonisé, on s’aperçoit alors que Ashampoo (version 10.0.15 dans mon cas) est meilleur que Ripstation micro dans tous les cas de figure, déjà pour les excellents disques, et même avec des CDs aux prises de son médiocres. Un supplément d’âme est obtenu aussi sur ces derniers, souvent un peu laissés pour compte, à tort, dans nos CDthèques. Cela fait toute la différence. Bref ils renaissent. Le petit blocage de rip qui arrive parfois sur les disques Erato est en effet facile à contourner de la même façon sur le Phi² Stradivarius, et parfois aussi en réinitialisant le drive par déconnexion/reconnexion du câble USB.